mangouste1La petite mangouste d'Inde (Herpestes edwardsi) est l'espèce la plus courante de mangouste. Ce petit mammifère carnivore fait partie de la famille des viverridés. Les représentants de cette famille ont pour caractères communs : une taille modeste (entre 23 et 65 cm de long), des formes allongées, un tronc mince, une longue queue au poil fourni et se terminant en pointe, une petite tête au museau pointu portant de longues moustaches. Les pattes, très courtes, sont munies ordinairement de cinq doigts avec des griffes non rétractiles dans la plupart des cas.   

Les mangoustes vivent de sept à douze ans dans la nature, mais en captivité elles peuvent dépasser vingt ans. Elles ont entre un et quatre petits par portée. Elles se nourrissent de rongeurs et n'hésitent pas à attaquer les serpents les plus dangereux - contre le venin desquels elles ne sont pas immunisées - en évitant mangouste_serpentadroitement leurs morsures. C'est pour cette raison qu'elles ont été introduites en Martinique, notamment pour débarrasser les plantations de canne à sucre des rats qui les endommageaient, mais aussi pour tuer les trigonocéphales dont j'ai parlé précédemment.

Mais la mangouste est aussi un prédateur pour d'autres espèces d'animaux, cette fois innofensifs, notamment des oiseaux nichant au sol et divers mammifères. C'est pourquoi elle est aujourd'hui considérée comme un fléau dans certaines îles des Caraïbes.

On en croise souvent sur la route. Elles traversent à toute vitesse devant la voiture, et il faut être très rapide pour les apercevoir. Certaines sont, cependant, moins timides, et se laissent observer. Les mangoustes  se laissent très facilement apprivoiser.

Il paraît que parmi les Mangoustes introduites à la Martinique certaines quittaient même les bois, pour venir s'installer dans les maisons et c'est ainsi que l'on peut lire dans le fascicule « Le Serpent de la Martinique » :

« ... Il y a seulement une quarantaine d'années, la plupart des familles créoles habitant la campagne avaient leur Mangouste domestique. Quand une Mangouste adopte une maison, il ne faut pas l'enfermer. Si les enfants ne la maltraitent pas, si les chiens la laissent tranquille, elle ne s'en va pas ; car il n'existe pas au monde d'animal plus curieux et le nombre des objets qu'une Mangouste peut découvrir dans une maison est incalculable. Elle est plus prisonnière de sa curiosité - une curiosité inlassable, maladive, ancestrale - que si on la mettait en cage. En signe de bienvenue, il suffit de lui donner quelques petits morceaux de viande crue, un peu de jaune d'oeuf et vingt-quatre heures ne sont pas écoulées, qu'elle se frôle aux jambes du maître, câline comme un chat. Elle grimpe sur ses genoux, brûle son museau à sa cigarette, essaie d'entrer dans ses poches, intriguée par le tic-tac de sa montre. Descend-elle, c'est pour courir, affairée, d'une pièce dans l'autre. Il faut qu'elle se rende compte de tout, elle monte sur les tables, sur les sièges, sur les lits, fourre son nez rose dans les couvertures, perpétuellement agitée, l'oreille aux aguets, tressautant au moindre bruit, au plus léger frôlement. On reste toute une journée parfois sans la voir. Elle est dans le jardin. Elle inspecte les haies, les « lisières », fouille les carrés de « gombos », de choux caraïbes. Le soir, on la voit revenir à l'heure du dîner, le poil trempé par la dernière averse, les babines légèrement teintées de rouge. Pendant son absence, elle a peut-être tué deux ou trois Bothrops. » (Henry de Lalung).

Ca me rappelle ma visite en Centrafrique, chez ma tante et mes petites cousines lorsque j'avais 12 ans. Elles avaient une mangouste, comme animal domestique. Et le matin, lorsque je me réveillais, la mangouste passait sous la moustiquaire pour me léchouiller le bout du nez.... Agréable comme réveil !!! hihiihi !!!