cantique_chant__noelNoël est une fête traditionnelle et religieuse profondément ancrée en Martinique. De nombreuses festivités sont organisées pendant tout le mois de décembre jusqu'à noël. Et en particulier les "Chanté Noël" aussi bien privés que publics.

C'est l'occasion de se retrouver en famille ou entre amis et d'écouter et de chanter de vieux cantiques en français avec un refrain en créole. Et pendant ces refrains, c'est le défoulement des Ti-Bois, tambours, claquements des mains sur des rythmes de biguine, de mazurka ou de valse, la nuit s'écoule ainsi joyeuse.

On retrouve toujours les mêmes cantiques dont les principaux et les plus connus sont "Joseph, mon cher fidèle", "Dans le calme de la nuit", "Allez mon voisin", "Il est né le divin enfant", "Allons-y donc" et bien d'autres encore.

Ces cantiques fleurissent en tête de gondole dès le mois de novembre. J'ai donc acheté mon recueil de chants de Noël, pour être fin prête si l'opportunité d'assister à une veillée de "chanté Noël" se présente.

Le mercredi 16 décembre, Petit Loulou fêtera Noël avec son club de tennis. Outre les activités sportives, ils chanteront aussi et sont donc priés d'apporter leur reccueil de chansons... Chouette !

Mais revenons quelques instants sur les instruments de musique créoles.

Qu'est ce que le Ti-Bois  (ou Ti-Bwa) , cité ici, mais aussi dans la poésie de Loulou  (si vous avez bien suivi !!!) ????

ti_bwaLe « ti bwa » : deux baguettes de tambour entre 15 et 20 cm environ et qu'on utilise pourtibois_tambour scander le rythme. On les frappe sur la partie arrière d'un tambour « bèlé » ou « gro ka » ou encore sur une tige de bambou posée entre deux chevalets. Ces baguettes scandent les rythmes des danses et chants à pulsations binaire ou ternaire. Le « ti bwa » accompagne presque tous les rythmes traditionnels des Antilles françaises sauf la valse, la haute-taille et la contredanse.

Qu'est-ce-que le chacha  ?

chachaLe « chacha » : c'est un instrument consistant en une bombe d'aérosol évidée dans laquelle on a incorporé une légère quantité de sel, de sables ou de cailloux et de petits grains végétaux. L'air est évacué du tube original. On perce ensuite une série de trous minuscules le long de la capsule évidée. Après avoir introduit le sable et les grains on referme le tube en y recollant soigneusement le couvercle.
Pour en jouer il faut tenir horizontalement les extrémités et on le secoue de haut en bas. La précision rythmique est tributaire du contrôle du mouvement et surtout du déplacement des grains à lintérieur du contenant.
La manipulation exige une grande dextérité de la part du musicien.
Le chacha donne le rythme aux danses binaires et ternaires (biguine, mazurka, valse, quadrille, haute-taille,). On le retrouve également au sein de l'orchestre de manège appelé « chouval bwa ».
Pendant l'exécution de la mazurka, le chacha accompagne et souligne plus particulièrement les roulements caractéristiques de la batterie.

Qu'est ce que le Tambour "Bèlé"b_l_ ou encore "Bel-air" ? (Martinique)

Le bèlè a été importé en Martinique par les esclaves africains. La musique s'appuie sur le tambour bèlè, à l'origine un tonneau de rhum recouvert d'une peau tendue qui a remplacé les tam-tam africains et sur le ti-bwa,.

A cette musique s'ajoutent la danse et le chant. L'ensemble représente une culture qui est maintenant reconnue aux Antilles. La structure d'un bèlè obéit à des règles strictes. Le chanteur (ou la chanteuse) débute, suivi par les répondeurs. Le ti-bwa donne le rythme suivi par le tambour-bèlè. Danseurs et danseuses font alors leur entrée.

Qu'est-ce que le Tambour "gwo ka"gwoka ? (Guadeloupe)

Tout comme le Bèlè en Martinique, l'origine du Gwo Ka remonte en Guadeloupe au temps de l'esclavage au début du XVIIIème siècle. A partir des musiques et des danses de leur pays d'origine, les esclaves ont élaboré un outil de communication, un art nouveau : le Gwo Ka.

L'origine du mot Ka ou Gwo Ka fait encore l’objet de nombreuses discussions. Il viendrait d'un quart de tonneau qui servait au transport de la viande (quart de salaison), ou serait une déformation du mot goka lui-même une déformation du tambour N'goka que l'on retrouve au Dahomey et en Angola.

La musique Ka était présente dans tous les moments de la vie quotidienne (comme en Afrique) naissance, mort, construction, révolte, travail quotidien, vie sentimentale, etc...

Le gwo ka est à la fois le genre musical, le chant et la danse.